miércoles, noviembre 5

We have a dream...


Hoy se ha cumplido el sueño de unos cuantos. Probablemente, con lo enmarañado que anda el mundo, quede poco margen de acción para deshacer la mayor parte de los entuertos que se han ido liando. Y además, en estas cosas de los candidatos electos siempre hay que contar con los eternamente insatisfechos y con todos los flojos acomodados, que pillan la gripe de la decepción a la primera de cambio. Pero aun así se hace difícil en el día de hoy evitar el recuerdo de algunas de las palabras de Martin Luther King: Tras la esclavitud, tras la segregación, tras tanto fruto alumbrado por la ignorancia, los Estados Unidos de América han elegido un presidente negro.
La cosa tiene su importancia. Algunos dirán que relativa. Otros que habrá que ver qué hace realmente por las sufridas clases medias y los desheredados de la tierra, que tanto abundan en el reino de la prosperidad y las oportunidades. Y sin quitarle un ápice de importancia a todas esas cosas, ni a la contribución a la paz mundial, o a la conservación del planeta, o al respeto real por los derechos humanos en el mundo... Sin quitarle peso a todo esto, digo, no hay que olvidar que hace sólo cuarenta años, una mujer, desafiando las leyes aprobadas democrácticamente por una cámara de representantes en alguna parte, se negaba a sentarse en la parte trasera de un autobús.
Hace sólo cuarenta años sucedía aquello. Y hoy, en el mismo país, han votado a un Presidente negro. Sí, decididamente creo que esta jornada tiene su pequeño hueco en la historia de los seres humanos.
A lo mejor, tras cuarenta años de eso que han dado en llamar reflexión -marear la perdiz o, en francés, "noyer le poison"- y debates que se me antojan trucados desde el primer día, algunos disfrutaremos de la posibilidad de sentarnos sin menoscabo a lado de una mujer, en esa casa nuestra que se llena tanto la boca y los pulmones con el imaginario viento de la igualdad, pero que no hace de momento otra cosa que cobijar al machismo secular y desandar la estrecha senda de la libertad. Seguiremos albergando el sueño como lo hizo Martin Luther King.

2 comentarios:

Anónimo dijo...

Oui, l'élection de Monsieur OBAMA est un soulagement pour le monde entier. Il n'y a qu'à se souvenir des images colportées par toutes les télévisisons au lendemain de cet évènement.

Ceci dit, la tache qui l'attend est incommensurable ; la crise financière a considérablement aggravés les difficits publics déjà abyssaux qui se sont accumulés depuis des années. Sa marge de manoeuvre n'en est que plus réduite hélas.
40 millions d'américains qui vivent en dessous du seuil de pauvreté (dont la majorité sont noirs ou hispaniques) dans la plus grande puissance économique du monde est inacceptable. Là se trouve le premier défi que M OBAMA devra relever. Tout tourne autour de cela (protection sociale, niveau de vie etc...). La relance économique qu'il souhaite ne pourra pas se faire durablement sans que ces millions d'exclus ne soient, un tant soit peu, relevés et protégés. C'est le principe même d'une démocratie sociale et progressiste.

L'effondrement de la bulle spéculative internationnale vient de démontrer, s'il en était besoin, de la dangerosité de cette idéologie libérale à tout va.
Le "laisser faire, laisser passer" qui a toujours soutendu cette idéologie, car il s'agit bien d'une IDEOLOGIE, ne peut plus être montré comme le seul système qui fonctionne en économie. L'intérêt d'une petite minorité au détriment du plus grand nombre n'est plus acceptable aujourd'hui (si tant est qu'elle l'a jamais été). Les ravages qui s'annoncent (faillites, chomage, déficits publics) et les crises sociales qui en sont le corolaire, devront nous imposer à tous de repenser les fondements de notre économie en y établissant, entre autre, des règles de transparences et d'équités qui ont toujours été rejetées par les grands industriels et la haute banque.
Tel sera le deuxième défi que M OBAMA devra relever.

Le troisième se situe au niveau international. Le retrait de l'Iraq est le premier signe fort qu'il doit donner et qu'il fera. L'autre signe fort est de remettre l'ONU au centre des décisions internationales. Cette ONU bafouées par l'administration BUSH.
Cette organisation du monde voulue par ROOSEVELT et piétinée par son lointain successeur.
L'autre pierre d'achopemment est les conflit israelo-palestinien. Là aussi sa diplomatie aura fort à faire pour ramener tout ce monde autour d'une table de négociation. Rude bataille quand on connait les conditions d'assassinat de RABIN où les deux parties, israéliene et palestinienne, se sont entendues, semble-t-il, pour descendre une colombe. En fait et c'est terrible à dire mais ces deux extrèmes ont besoin l'une de l'autre pour exister et la paix leur fait peur.

Permettez moi de rappeler ici, moi qui suit un militant écologiste depuis plusieurs années, les urgences en matière de protection de l'environnement et là aussi, la nouvelle administration devra ressuciter cette évidence, enterrée par M BUSH.

Reste le problème du terrorisme, problème pénible mais l'Amérique doit comprendre qu'on ne peut plus faire de politique internationale avec des valises de dollars et des portes-avions nucléaires. Tout le monde à droit à la considération.

Alors, pour conclure, l'attente est très forte, trop forte peut-être et inévitablement, le Président OBAMA décevra sur certains points en fonction des attentes des uns et des autres. Il faudra regarder le point de vue de l'intérêt général et non pas celui de quelques aspects particuliers.
Pour cela, j'espère qu'il ne sera pas seul, les européens, je me plais à le croire, l'aideront dans ce combat.

Bonne chance à vous, Monsieur le Président et bonne chance à nous tous.

Rosa Mutábilis dijo...

¡Ojalá no nos defraude!

Ha conseguido que millones de personas pensemos que algo puede cambiar... no sé si estaremos agarrándonos a un gancho ardiendo...¡ojalá no!